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lundi 7 avril 2008

Fenêtre secrète (2004).



Si je vous dis Johnny Depp, vous pensez tous à " Pirate des Caraïbes ". Dommage pour vous.
" Fenêtre secrète " n' est peut-être pas connu du grand public mais cela n'en fait pas moins un grand film. Inspiré d'une nouvelle de Stephen King, il nous plonge dans l'univers inquiétant de Morton Rainey (Johnny Depp) , un écrivain à succès qui vient de divorcer d'avec sa femme et se réfugie dans sa splendide maison perdue en pleine nature. Il y vit complètement reclus et s'enferme dans une misanthropie croissante. Sa vie n' ayant plus de sens, il se laisse aller et passe ses journées en peignoir. Mais un jour, un homme étrange vient troubler sa solitude et l'accuse d'avoir volé et publié une de ses histoires. Cette accusation, Morton ne la prend pas au sérieux, la croyant fausse. Mais elle va prendre de l'ampleur et des éléments étranges vont venir semer le doute dans sa tête. Il se voit alors entraîné dans un affrontement inextricable avec un homme dangereux et fou. Mais l'étranger s'avère être beaucoup plus proche de Morton qu' il n' aurait jamais pu l'imaginer... Le suspens nous tient en haleine jusqu'à la fin du film. Quand on commence à entrevoir la vérité, on ose à peine y croire tant le dénouement est inattendu et spectaculaire. On se glisse parfaitement dans cette ambiance noire et pessimiste qui ne nous lâche à aucun moment d'un bout à l'autre du film. A la limite du fantastique, il mélange fiction et réalité, confond l'imaginatif et le concret, ... on dirait presque une nouvelle d'Edgar Allan Poe! La musique correspond au film, par sa richesse et son intensité. Quand on l'entend au début elle nous laisse des frissons sur la peau. Et ce n' est qu' un avant goût. Johnny Depp est époustouflant et se fond dans son rôle qui lui va d' ailleurs comme un gant. Taciturne, énigmatique, inquiétant, son personnage plein d'ambiguïté attire tout l'intérêt du spectateur. Ficelé avec brio, ce film est en fait une réflexion sur la folie et ce qui peut la déclencher. Il faut l'avoir vu plusieurs fois pour remarquer les détails qui nous sont offerts comme des indices mais qu'on ne peut apercevoir que quand on connaît le fin mot de l'histoire. Ils révèlent la finesse et la minutie du scénario de la même façon que dans Shining. A voir absolument!
B. H., 15 ans

mardi 1 avril 2008

Plan sortie dépaysante à Paris : Breakfast In America.




Illustration de Gaspard H. , 15 ans

Vous vous souvenez tous de la première scène de Pulp Fiction, celle du hold-up d’un resto en bord d’autoroute ? Si vous avez encore les premières mesures endiablées en tête, foncez au Breakfast in America, un authentique « dîner » américain (comme on appelle ces salles aux USA), vous aurez l’impression d’être passé de l’autre côté de l’écran…. On s’installe sur des banquettes rouges autour de tables en formica, où le ketchup, la moutarde (sucrée) et la Barbecue sauce sont alignés en rang d’oignon. Vous pourrez vous régaler d’un véritable burger, accompagné de frites, de chips de maïs ou de salade de choux ! Rien à voir avec les répliques fadasses qu’on a l’habitude de manger sous une autre enseigne. Si vous voulez carrément de l’exotisme, choisissez de venir bruncher un dimanche : la carte, bilingue, vous annonce des pancakes nappés de sirop d’érable, un choix d’omelettes, du bacon grillé, servi avec du café à volonté et du jus d’orange pressée. Les serveurs, tous américains, vous serviront de vrais milkshakes, des cheesecakes et des donuts saupoudrés de sucre glace, sur fond sonore de… Supertramp ! (Breakfast In America)
L’endroit étant assez petit, il faut souvent patienter le week-end, mais l’attente en vaut la chandelle !


Breakfast in America, 17, rue des Écoles, Métro Jussieu ou Cardinal Lemoine
Un deuxième dîner vient d’ouvrir dans le Marais : 4, rue Mahler, Métro Saint Paul


J.D.

lundi 31 mars 2008

La recette du jour : les navettes de Marseille.


Qui n’a jamais goûté ces curieux biscuits à la fleur d’oranger, tellement bons à l’heure du thé ? Mais avant de n’en faire qu’une bouchée, vous êtes-vous demandé d’où la pâtisserie provenait ? La fabrication des navettes est liée à une fête catholique, celle de la Chandeleur. A Marseille, ce ne sont pas tant les crêpes qui font fureur la semaine du 2 février que les fameuses navettes… Il suffit d’aller faire un tour du côté de l’abbaye Saint Victor, près du Vieux Port de Marseille, pour s’en rendre compte : de gigantesques files d’attentes s’étirent dans les rues environnantes. C’est au Four des Navettes, la plus vieille boulangerie de la cité phocéenne, que les marseillais viennent acheter leur fournée. Selon la légende, le biscuit doit sa forme et son nom à la barque transportant Saint Lazare, Marthe et Marie-Madeleine, qui auraient accosté dans la plus vieille ville de France il y a deux mille ans, pour y diffuser le christianisme naissant. Le jour de la procession, l’archevêque de Marseille bénit une douzaine de navettes, dont la recette est tenue secrète depuis 1781 par la minuscule boulangerie !
Pour ceux qui seraient de passage à Marseille, rassurez-vous : on trouve des navettes toute l’année.
Four des Navettes, 136, rue Sainte, Saint Victor, Marseille.

Pour les autres, mettez la main à la pâte, voilà une occasion en or pour changer du quatre-quarts ou du gâteau au yaourt :

Recette pour 25 navettes :

Ingrédients

500g de farine
250 g de sucre
75 g de beurre ramolli à la fourchette
3 œufs + 1 jaune
50 ml d'eau de fleur d'oranger
50 ml d'eau
1 c. à café d'eau

Préparation

Mélanger la farine, le sucre et le sel dans un saladier.
Former une fontaine pour y placer les œufs, l'eau de fleur d'oranger et le beurre; mélanger en versant l'eau peu à peu jusqu’à obtenir une pâte un peu ferme; laisser reposer au frais pendant 1 heure.
Séparer la pâte en petites boules de 50 g chacune environ; rouler chacune pour obtenir une forme ovale; pincer les deux extrémités pour faire les pointes de la navette; à l'aide d'un couteau, faire une incision profonde sur le dessus dans le sens de la longueur.
Placer les biscuits sur une plaque beurrée et farinée; laisser reposer à nouveau pendant 2 heures.
Battre le jaune d'œuf avec la c. à café d'eau, en badigeonner chaque navette.
Cuire à 180º C. jusqu'à ce que les biscuits prennent une légère teinte dorée. Attention : vérifier régulièrement car la cuisson est rapide.

J.D.

mardi 18 mars 2008

L'Ecole des femmes se joue à Paris

(Pour les Parisiens ! )
Au théâtre de l’Odéon, du 24 janvier au 29 mars se joue L’École des femmes, de Molière, avec pour acteur principal un Daniel Auteuil « cheveux longs et moustachette » aussi drôle que touchant dans sa crainte « d’être cocu ».
Afin de ne pas le devenir, il a son plan : adopter une fille de 4 ans, l’éduquer de manière à la rendre la plus stupide que possible afin qu’elle n’ai pas l’idée de tomber amoureuse, et la tenir le plus à l’écart possible de personnes susceptible de l’ajouter sur la liste des risibles cocus. Mais ce qui devait arriver arriva, la jeune idiote dénommée Agnès (17 ans déjà) tombe sans le faire exprès amoureuse d’un jeune homme. A partir de là, le ménage à trois, formé du vieux (D. Auteuil) déployant tous ses efforts pour éliminer les concurrents du coeur d’Agnès, le jeune dragueur (Horace) amoureux de sa proie, et Agnès, pas si idiote que ça, amoureuse sans connaître l’existence de l' amour, développe des situations plus "moliéresques" les unes que les autres. L’amour, plongeon vertigineux dans l’inconnu, où se succèdent enlèvements, rendez-vous galants en haut d’une échelle, sous les étoiles et la menace pathétique d’un Daniel Auteuil époustouflant dans ce rôle. La mise en scène moderne et poétique de Jean-Pierre Vincent et les costumes eux très traditionnels contribuent à faire de cette pièce un succès . Il faut savoir que cette pièce est écrite en vers ce qui ajoute au comique habituel chez Molière un lyrisme à part à l' exemple de ces deux vers :
"Je vous avouerai donc avec pleine franchise
Qu' ici d' une beauté mon âme s'est éprise"
En un mot, que du bonheur !
A.F., 15 ans

jeudi 13 mars 2008

Le scaphandre et le papillon.


Peintre de génie mondialement acclamé, Julian Schnabel adapte le best-seller bouleversant de Jean-Dominique Bauby dans un chef- d'oeuvre d' émotion. Le scénario raconte l'histoire de Jean-Dominique Bauby, un journaliste qui est atteint du "locked in syndrome" suite à un accident vasculaire cérébral. Celui-ci doit alors apprendre à communiquer en clignant de l'oeil gauche. Il va ainsi être capable de dicter des mots, des phrases puis de pages entières et tout ce travail aboutira finalement à un livre dont il a mémorisé chaque mot et qui reflétera sont état d'esprit, à la fois cynique, poétique et touchant. Ce film a eu le prix de la mise en scène au Festival de Cannes l'année dernière et, pour couronner le tout , le héros principal : Mathieu Amalric a été récompensé d'un oscar. Il faut avouer qu'il méritait bien ça après tant d'heures de tournage passées avec des pansements disséminés sur tout son corps !

Le personnage fait preuve d'un cynisme débordant pour accepter une dure réalité. La métaphore du scaphandre et du papillon signifie en fait que le héros se réfugie dans l' imagination afin d' échapper à son corps (le scaphandre). Le sublime jeu des caméras nous retranscrit bien les impressions et ce que ressent le personnage.

Bref des émotions à foison sans tomber dans le mélodrame. BRAVO! Allez le voir, louer le DVD enfin débrouillez vous mais ne le manquez pas !

Marianne P., 14 ans

mercredi 12 mars 2008

Les Piliers de la Terre

Après nous avoir habitués à de très bons romans d'espionnage et être passé maître dans l'art du suspens, Ken Follet change totalement d'époque et de style pour nous offrir Les Piliers de la Terre. Le récit se déroule au Moyen-Age, au XIIe siècle principalement et a pour centre l'Angleterre. Les histoires de plusieurs personnages de classes sociales et d'origines très différentes vont se retrouver étroitement mêlées.
On verra Philip, petit moine grimper peu à peu les échelons du
clergé, avec toutes les difficultés que cela comporte, et il devra notamment faire face à l'ambition d'un évêque sans scrupules et un comte cruel et violent qui veulent à tout pris l'empêcher de faire construire une cathédrale, sans quoi un monastère n'est rien.
Tom le bâtisseur et sa famille doivent aussi affronter la famine et le froid. Tom s'est promis de construire une cathédrale, et ses voeux lui feront perdre sa femme, Agnès, qui mourra en mettant un enfant au monde.
Elen et Jack, son fils vivent dans la forêt comme des hors-la-loi. Ils trouveront Tom et ses enfants accablés par la mort d'Agnès. Tom et elle tombe instantanément amoureux et ils repartent sur la route avec Tom toujours en quête d'une cathédrale.
Ils croiseront le chemin de Philip qui les engagera pour construire une cathédrale à Kingsbridge, le monastère qu'il dirige. A la mort de Tom, Jack reprendra le
flambeau.
Tout cela dans un cadre de guerre civile, où le roi Stephen et les rebelles, dirigés par sa soeur Maud se livrent une guerre sans merci pour savoir qui héritera de la couronne d' Angleterre.
Le dénouement est plus qu'étonnant, mais je me dois d'en laisser la surprise à de futurs lecteurs...
L'intrigue est assez compliquée mais le livre reste un bonheur et le style de l'auteur nous garde suspendu au récit jusqu'au bout.

Le jeu Les piliers de la terre est sortie en 2006.
Le principe est assez simple : le but est de participer le plus activement possible à la construction de la cathédrale de Kingsbridge. Pour cela il faut rassembler le maximum d'artisans qui travailleront la pierre, le bois et le sable pour gagner des points de victoires et remporter la partie. On retrouve certains personnages et lieux du livre ainsi que l'idéal que se sont fixés Tom le bâtisseur et Jack, son beau fils. Le jeu est très bien conçu et différentes extensions sont disponibles pour les joueurs expérimentés.

Théo R. , 13 ans

mardi 11 mars 2008

La nouvelle série britannique à succès


Parmi la vague de séries télévisées déferlant sur la France, dont la plupart sont américaines, les séries britanniques marquent souvent par leur originalité et par leur humour décalé que les français aiment tant.
Celle qui a attiré l'attention ces derniers temps est la courte série du nom de "SKINS" qui a presque le même principe que ce blog: "une série pour les jeunes, écrite par des jeunes". C'est donc le point de vue de jeunes adolescents qui est abordé dans cette histoire qui met en scène des personnages hilarants et plus étranges les uns que les autres confrontés aux problèmes d'un quotidien plutôt particulier.
Ce sont effectivement les personnages qui font le charme de la série, car chaque épisode est centré sur l'un d'eux. Et par rapport au public, ils apparaissent comme des jeunes assez proches et familiers par un mélange de réalisme et de folie totale.
Cette série, qui se détache donc réellement du lot habituel américain, passe sur la chaîne Canal+ (pour ceux qui l'ont)... et sur internet bien sûr! Elle sortira dans quelques temps en DVD.
Allez jeter un coup d'oeil sur Youtube, vous ne le regretterez pas! Laissez nous des commentaires sur la série ça nous intéresse d' avoir votre avis...
Simon M., 14 ans

samedi 8 mars 2008

There will be blood

Ce film de Paul Thomas Anderson a tout selon nous pour régner parmi les chefs d'oeuvres :

- Tout d' abord par son scénario. Daniel Paintview, grand pétrolier, part avec son fils H.W. à Little Boston (un grand plateau désertique de Californie rappelant les paysages des films de Sergio Leone).Ils s'y installent pour y exploiter le pétrole très riche de la région à commencer par le ranch des Sunday. Il va monter une grande entreprise familiale et dynamiser cette région par son activité, jusqu' au moment où les premiers propriétaires vont demander leur "part du gâteau". Alors la famille va se disperser "and there will be blood" ...

-Puis pour le casting avec le sanglant Daniel Day Lewis qui nous avait déjà fait son effet dans Gangs of New York et qui ici de son regard nous frappe encore. Quant à Paul Dano (Eli Sunday) qui jouait Dwayne, le fils muet dans Little Miss Sunshine, et qui dans ce film vous réserve de longues tirades colériques qui nous ont marquées, nous l' avons encore une fois trouvé merveilleux dans son rôle de prêtre évangélique.

- Et enfin pour la musique qui nous fait rentrer dans le cadre, la Californie au début du siècle dernier. Le film est aussi régulièrement plongé dans de nombreux silences qui donnent une particularité à part à ces scènes. On peut apprécier le feeling du réalisateur qui prend son temps et qui ne laisse aucune scène lui échapper, tous les détails semblent réfléchis : c'est vraiment très agréable à regarder.

En sortant de ce film on a l' impression d'être aller voir un chef d'oeuvre sans le savoir et je pense que ça n'était pas seulement une impression.
Benjamin D., 15 ans

dimanche 2 mars 2008

Orange Mécanique

Nos parents nous ont toujours interdit de voir Orange Mécanique... Tant pis ! Ce film de S.Kubrick, encore tabou 37 ans après sa sortie (1971), est superbe malgré sa violence. L'acteur principal, Malcolm McDowell, continue à imposer sa présence diabolique à travers son sourire qu'on n'oublie pas. La musique (9e Symphonie de Beethoven, principalement), agit comme un amplificateur de la violence et, curieusement, on a l'impression qu'elle a été composée pour le film. On n'est pas dans un film, on est dans un monde à part entière. Il y a plein de détails à apprécier, et on peut revoir le film à plusieurs reprises et découvrir des nouveaux détails qui nourrissent la finesse et la grandeur de film, comme dans Shining du même réalisateur.

Benjamin D., 15 ans

Tant qu'a voir le film, autant lire le livre ( de Anthony Burgess ). D'ailleurs si vous avez lu le livre vous pourriez être déçu par la fin du film. Le livre est très intéressant, il est écrit avec le même argot parlé dans le film, incarné par l'expression culte du film : "Qu' est ce que t' as dans le gulliver?" (dans la tête).
G.H., 15 ans